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Histoire du village

Peyrus traverse les siècles depuis les prieurés bénédictins du XIIe siècle jusqu’au village contemporain. Voici les grandes étapes qui ont façonné son identité.

Toponymie & étymologie

Le nom Peyrus apparaît sous plusieurs formes médiévales — Peiruz et Peruz (1198), Perus (1201), Peyruts (1218). Deux hypothèses étymologiques coexistent : soit l’occitan peyre (« pierre »), soit peirol / peirou (« source bouillonnante »). La présence de la Font de Lierne, principale exsurgence régionale qui alimentait les anciens moulins, rend la seconde piste particulièrement plausible.

Préhistoire & Antiquité

Néolithique — un vase d’époque chasséenne a été découvert sur le site dans les années 1960, attestant d’une occupation dès la préhistoire.

Gallo-romain — en 1992, les fouilles sous le cimetière actuel ont mis au jour les vestiges d’une villa romaine.

Moyen Âge — prieurés et seigneurie

Au Moyen Âge, Peyrus faisait partie de la terre et du mandement de Châteaudouble. Au XIIe siècle, les bénédictins de La Chaise-Dieu (Auvergne) y établissent un prieuré. En 1198, les cisterciens de l’abbaye voisine de Léoncel y fondent un cellier viticole — première mention documentée du hameau sous le nom Peruz.

L’église paroissiale Saint-Pierre, dédiée à un prieuré de l’ordre de Saint-Benoît, est unie dès le XVe siècle au prieuré de Beaumont-lès-Valence. Le titulaire jouira de la collation de la cure et des dîmes paroissiales jusqu’à la Révolution (1790).

Réforme & guerres de Religion (XVIe siècle)

Le village adopte la Réforme protestante au XVIe siècle et subit durement les guerres de Religion (1577-1581). La destruction du château fort de Châteaudouble, qui abritait des chefs protestants, symbolise cette période troublée. Après la Révocation de l’édit de Nantes (1685), de nombreux protestants quittent la région, entraînant un déclin économique durable.

XVIIIe siècle — prospérité manufacturière

Le village retrouve de la prospérité grâce à l’exploitation de la force motrice de l’eau : draperies de laine, fabrique de papier Cartelier (active du XVIIe au XXe siècle). Les moulins se multiplient le long des ruisseaux alimentés par la Font de Lierne.

Révolution & XIXe siècle

En 1790, Peyrus devient commune du canton de Chabeuil. L’année précédente, le village comptait 200 chefs de famille, soit plus de 1 000 habitants. Le XIXe siècle voit le développement d’une bourgeoisie locale prospère, puis un déclin démographique continu jusqu’aux années 1990.

Démographie historique

1 007
en 1793
898
en 1851
508
en 1900
299
en 1954 (bas)
488
en 1999
576
en 2023

Le déclin atteint son point bas dans les années 1950 avant une stabilisation, puis une reprise démographique portée par l’attrait du cadre de vie et la proximité avec Valence.

Patrimoine & monuments

Édifices religieux

  • Chapelle Saint-Pierre (XIIe siècle) — ancien prieuré de style roman, témoin de l’implantation bénédictine.
  • Église paroissiale Saint-Pierre (fin XVIIe – XIXe siècles) — édifiée dans le cadre du vœu de Louis XIII ; Peyrus fait partie des treize églises françaises concernées par ce vœu royal.
  • Statue Notre-Dame des Champs (1947) — œuvre du sculpteur Duilio Donzelli, érigée après la Seconde Guerre mondiale.

Patrimoine civil & naturel

  • Château Bruyas — folie Art-Nouveau de la fin du XIXe siècle, malheureusement détruite vers 1913.
  • Grotte des Piaroux — cavité naturelle dans les reliefs calcaires entourant le village.
  • Moulins anciens alimentés par la Font de Lierne (papeterie, drapiers).

Personnalités liées à Peyrus

Adolphe Ponet (1837-1900) — journaliste polémiste lyonnais, né à Peyrus.

Blasonnement officiel

L’écu de Peyrus est un écartelé qui rassemble quatre symboles emblématiques du territoire :

  • Quartier 1 — dauphin d’or sur azur (héritage du Dauphiné)
  • Quartier 2 — sapins d’argent sur montagne de sinople (massif du Vercors)
  • Quartier 3 — fasce ondée d’argent sur azur (les sources et cours d’eau)
  • Quartier 4 — deux clés en sautoir + épée d’or sur gueules (saint Pierre, patron de l’église paroissiale)

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Sources : Wikipédia (licence CC BY-SA 3.0), archives communales, recensements INSEE. Cette page est évolutive : signalez toute précision ou correction via la page Contact.